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2008 création du Blog, From Paris, France : 2006 création du HUB (VIADEO) *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!2.0* Think Tank International : + de 3000 membres. *Morgane BRAVO Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... « Euroblogeur »...2002 en France : Candidate (titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16e arrondissement (Sud). Fondatrice *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

lundi 2 février 2009

*Nicolas Sarkozy veut faire des EPR la vitrine du savoir-faire nucléaire français*

***En annonçant la construction à Penly (Seine-Maritime) du deuxième EPR français, le réacteur de troisième génération (Le Monde du 31 janvier), Nicolas Sarkozy n'a pas seulement confirmé la relance de l'énergie nucléaire en France : à tous les pays qui veulent lancer ou relancer l'atome civil, le chef de l'Etat a signifié que la France faisait confiance à sa propre technologie. Et qu'elle entend rester à la pointe de cette filière énergétique qui renaît lentement après vingt ans d'hibernation.

La décision de M. Sarkozy intervient, en effet, quelques jours après l'annonce de la rupture par l'allemand Siemens du pacte d'actionnaires qui le liait depuis 2001 à Areva NP, la filiale d'Areva fabriquant l'îlot nucléaire des centrales. Aux yeux du président de la République, il n'est pas de meilleur argument de vente, pour un pays, que d'expérimenter ses propres équipements - ce que l'Allemagne ne peut plus faire puisqu'elle a prévu d'arrêter son dernier réacteur en 2020.

Le chef de l'Etat a confié la construction et l'exploitation de cet EPR à EDF, qui construit déjà celui de Flamanville (Manche). Le groupe d'électricité devra réaliser cette centrale, "dans le cadre d'une société de projet dont il aura la majorité", mais à laquelle "GDF Suez sera associé". L'Elysée a aussi précisé que d'"autres partenaires" pourront "partager l'investissement et l'approvisionnement électrique".

EDF, qui exploite seul les 58 réacteurs français, perd peu à peu son monopole. "Dans la perspective du développement ultérieur de la filière, l'Etat reconnaît la volonté de GDF Suez d'assumer la maîtrise d'ouvrage et l'exploitation de l'EPR suivant", a indiqué M. Sarkozy. Le groupe italien Enel devrait être aussi intéressé. L'accord signé en 2007 avec EDF, qui donne à Enel 12,5 % de l'EPR de Flamanville (investissement et vente d'électricité), prévoit qu'il peut prendre une participation dans cinq autres EPR d'ici à 2023.

GDF Suez était candidat, en partenariat avec Total, à la construction du réacteur de Penly. "Nous en avons la capacité, affirme son PDG, Gérard Mestrallet. L'important, c'est que le gouvernement ait consacré l'idée qu'il y a, en France, deux acteurs nucléaires de classe mondiale, EDF et GDF Suez, et qu'ils devaient s'associer."

COLÈRE DES ÉCOLOGISTES

Il rappelle qu'à travers les sociétés belges Tractebel et Electrabel, GDF Suez a une longue expérience de la construction et de l'exploitation de centrales nucléaires, même s'il n'a pas la taille d'EDF. Le taux de disponibilité des sept réacteurs belges, ajoute M. Mestrallet, est parmi le meilleur du monde. Loin devant celui des centrales d'EDF. GDF Suez n'entend pas être un supplétif d'EDF.

A écouter les dirigeants d'EDF, il était inimaginable que ce deuxième EPR leur échappe. Pour le PDG du numéro 1 mondial du secteur, il est en outre justifié. "Entre 1990 et 2005, on n'a pas investi. Il n'y a plus de surcapacités en France et il faut construire de nouvelles centrales pour assurer notre sécurité d'approvisionnement, souligne Pierre Gadonneix. La consommation de base va augmenter et il y a place pour un EPR tous les deux à trois ans." La relance du nucléaire dans le monde ne fait aucun doute pour lui comme pour M. Mestrallet, malgré une crise économique qui risque de refroidir l'enthousiasme des investisseurs.

Pour les écologistes, la décision d'un deuxième EPR "tourne le dos" à l'esprit du Grenelle de l'environnement, même si M. Sarkozy en avait exclu d'emblée le nucléaire. "Cette relance, décidée sans concertation, sans transparence, sans évaluation des besoins, a un seul objectif : satisfaire quelques lobbies proches du pouvoir, comme Areva, EDF ou GDF Suez, dénonce Greenpeace France. C'est le signe qu'en France, on privilégie la consommation tous azimuts, et non l'efficacité énergétique." L'EPR souffrira toujours, selon l'association, de nombreux défauts : il crée moins d'emplois que les énergies vertes, il coûte cher (4 milliards d'euros) et il produira des déchets hautement radioactifs.

Jean-Michel Bezat
Le Monde
03.02.09.

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