@ECOLOGIEI

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2008 création du Blog, From Paris, France : 2006 création du HUB (VIADEO) *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!2.0* Think Tank International : + de 3000 membres. *Morgane BRAVO Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... « Euroblogeur »...2002 en France : Candidate (titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16e arrondissement (Sud). Fondatrice *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

samedi 12 mars 2011

*Jeter les bases d’une construction durable : Secteur du Bâtiment...*

L’utilisation de matériaux de construction recyclés et durables pourrait rendre le secteur du bâtiment plus respectueux de l’environnement. Grâce à ces matériaux, les promoteurs pourraient réduire leurs émissions et économiser de l’énergie.

Si l’Europe parvient à atteindre son objectif de réduction de ses émissions et de sa consommation d’énergie d’au moins 20% d’ici 2020, la durabilité des méthodes de construction actuelles devra être remise en question. Selon la Commission Européenne, la consommation d’énergie dans les immeubles résidentiels et les immeubles commerciaux représente environ 40% de la consommation d’énergie totale et des émissions de CO2 de l’Europe.
L’amélioration de la durabilité des méthodes de construction est directement liée au problème du rendement des ressources énergétiques. Tous les secteurs – y compris le bâtiment – doivent gérer leurs ressources de manière durable afin de réduire les impacts sur l’environnement.
Le rendement des ressources énergétiques – l’une des questions-phare du plan d’action en faveur des écotechnologies (ETAP) – fait partie des principaux enjeux de la stratégie «Europe 2020», et a pour but d’aider l’Europe à encourager le développement «vert», les innovations et la création d’emplois liés au respect de l’environnement. Pour cela, la stratégie met l’accent sur le «Développement durable», et a créé une initiative majeure pour l’Union Européenne : «Resource efficient Europe».
La quantité d’énergie nécessaire pour fabriquer et transporter les matériaux de construction traditionnels (énergie intrinsèque) a incité les promoteurs à rechercher de nouvelles alternatives. Avec les matériaux durables, l’énergie intrinsèque globale des immeubles peut être réduite.
En ayant recours à des matériaux durables, le secteur du bâtiment européen peut utiliser les ressources de manière plus pragmatique, et générer davantage de valeur tout en réduisant son impact sur l’environnement. Si l’Union Européenne parvient à améliorer de 20% le rendement des ressources énergétiques, la croissance économique augmentera alors de 1%. En outre, le recours à des matériaux de construction durables peut stimuler la création d’emplois par le biais du «développement vert»– l’un des principaux objectifs de la stratégie «Europe 2020».

La durabilité «brique après brique» ...

Le recours à des méthodes de maçonnerie alternatives peut accroître la durabilité du processus de construction. En abandonnant les matériaux à haut niveau d’énergie intrinsèque – lié à leur extraction, à leur production, à leur fabrication et à leur transport – les promoteurs ont désormais la possibilité de construire des immeubles réellement durables.
Le processus CEB (blocs de terre comprimés) consiste à compacter de la terre humide à l’aide de presses portatives spécialement conçues de façon à former des blocs de construction à faible coût et respectueux de l’environnement. Étant donné que ces blocs peuvent être fabriqués à partir de la terre disponible sur le chantier, les émissions liées au transport des matériaux sont éliminées.
Ces blocs conviennent parfaitement pour les constructions durables, étant donné qu’ils offrent des niveaux de performances thermiques élevés, et permettent donc d’accroître le rendement énergétique. En outre, tout comme les briques crues (briques formées de sable, d’argile et de matières organiques), les CEB sont des matériaux non toxiques fabriqués sans produits chimiques.
L’utilisation de matériaux recyclés dans le cadre du processus de construction est une autre technique durable adoptée par les promoteurs «verts». En réutilisant des matériaux récupérés à la suite de la démolition ou de la rénovation d’immeubles, les promoteurs ont la possibilité d’accroître considérablement le niveau de durabilité du secteur de la construction.
Selon SustainableBuild.co.uk, l’utilisation de matériaux recyclés, récupérés en toute sécurité sur les chantiers de démolition d’immeubles, pourrait réduire les impacts sur l’environnement et jusqu’à 95% des coûts de traitement, en éliminant toute production inutile de nouvelles matières premières, et en réduisant la quantité de déchets envoyés à la décharge.
Les briques, les ardoises, les tuiles, les cheminées, les portes et les fenêtres peuvent être réutilisées pour les nouvelles constructions. En plus de réduire la quantité de déchets, l’utilisation de matériaux recyclés n’a quasiment aucune incidence sur l’environnement.

Des isolations durables ...

L’utilisation de matériaux isolants à base de pétrole, comme la fibre de verre et le plastique alvéolaire, est incompatible avec le développement durable. En outre, de nombreux matériaux isolants contiennent des produits ignifuges et des adhésifs chimiques, et présentent des niveaux d’énergie intrinsèque élevés. Fort heureusement, des solutions d’isolation alternatives et durables sont proposées sur le marché. Parmi ces moyens d’isolation «verts», on retrouve les composites de chanvre et de chaux, les fibres de lin et les fibres de bois.
 Deux autres alternatives, la laine de mouton et la cellulose, présentent également un rendement énergétique intéressant tout en éliminant les impacts négatifs sur l’environnement liés aux matériaux classiques. Les isolations en laine de mouton, par exemple, nécessitent moins de 15% de l’énergie requise pour fabriquer des isolations en fibre de verre.
 La laine de mouton peut absorber et rejeter l’humidité de l’air ambiant sans compromettre son rendement thermique. Pendant l’hiver, la laine produit de l’énergie sous forme de chaleur tout en absorbant l’humidité. Pendant les mois plus chauds, la laine rejette naturellement cette humidité, créant ainsi un effet réfrigérant au sein de l’immeuble.
 La cellulose, qui est constituée de papier journal recyclé et d’autres sources de papier, peut être placée dans des murs creux afin de servir d’isolation. La fabrication de ce matériau nécessite beaucoup moins d’énergie que la fibre de verre ou les produits en plastique alvéolaire, et présente un niveau d’énergie intrinsèque moins élevé. Selon le Canadian Building Magazine, la fibre de verre utilise au moins 10 fois plus d’énergie intrinsèque que la cellulose.

Des revêtements de sol durables ...

En ce qui concerne les revêtements de sol écologiques, les modèles en caoutchouc durent longtemps et n’utilisent pas d’adhésifs. Contrairement aux matériaux traditionnels, comme le vinyle (à base de pétrole), les revêtements de sol en caoutchouc sont 100% recyclables.
 Les sols en caoutchouc composés de gomme de pneumatiques recyclée peuvent également être fabriqués à l’aide d’un processus «à zéro émission de chaleur», qui permet ainsi de réduire la pollution de l’air. Le caoutchouc recyclé est assemblé avec des déchets de fabrication et des charges organiques à l’aide d’un polymère de polyuréthane à base d’eau. Ce processus ne nécessite pas de chaleur.
En variante, les revêtements de sol en bambou peuvent être une solution viable pour les consommateurs qui préfèrent l’apparence des sols en bois. Étant donné que le bambou est le végétal ligneux qui pousse le plus vite, il se renouvelle davantage que le bois d’œuvre traditionnellement utilisé pour les revêtements de sol (hêtre et chêne).
 En plus d’être écologique, le bambou offre certains avantages par rapport au bois dur. Grâce à son plus grand nombre de fibres, il dure plus longtemps et est mieux adapté aux changements de température.
Ces solutions «vertes» ne sont en aucun cas les seules alternatives écologiques disponibles pour le secteur du bâtiment. Elles représentent tout simplement la grande variété de substituts aux matériaux traditionnels existants. L’utilisation de ces matériaux «verts» par le secteur du bâtiment en Europe permettrait de réduire considérablement les niveaux actuels de consommation d’énergie et d’émissions du secteur.
  
European Union

Pour en savoir plus :

*Un forum à Bruxelles consacré à l’amélioration du financement pour les acteurs de l’éco-innovation*

Bien à vous,
Morgane BRAVO

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