***Un nouvel ouvrage de l’OCDE sur le développement durable va mettre ses principes en pratique, grâce à une technologie de publication novatrice sobre en carbone, pour la vente sur des marchés éloignés.
Pour son lancement mondial le 2 décembre 2008, sous le titre « Les essentiels de l'OCDE : Le développement durable », cet ouvrage sera imprimé et vendu dans une librairie australienne équipée d’une machine d’impression à la demande retenue parmi les inventions de l’année par le magazine Time –Espresso Book Machine, de la compagnie On Demand Books.
Destiné à un large public, l’ouvrage met à la portée de tous les lecteurs la réalité que recouvre la notion de développement durable. Il présente des données, des analyses et des approches stratégiques, ainsi que des propositions d’initiatives concrètes, qui s’inscrivent dans une démarche tendant à concilier croissance économique durable et respect de l’environnement.
En choisissant l’Espresso Book Machine pour la sortie de cet ouvrage, l’OCDE fait un bon technologique par rapport aux pratiques d’édition habituelles. D’ordinaire, les livres sont imprimés à un endroit donné, envoyés ailleurs dans le monde aux distributeurs puis acheminés vers les libraires, non sans générer une empreinte carbone significative. Cette machine permettra d’imprimer « Les essentiels de l'OCDE : Le développement durable » en fonction des besoins dans divers points de vente situés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Égypte, tout comme en Australie.
« Les essentiels de l'OCDE : Le développement durable » continuera d’être publié selon des méthodes traditionnelles sur les marchés où le nouvel équipement n’est pas encore installé. Toutefois, le progrès technologique aidant, le nombre d’ouvrages de l’OCDE imprimés sur les lieux de vente est appelé à augmenter.
« Les nouvelles technologies transforment le secteur, en nous permettant de réduire considérablement notre empreinte carbonique et de raccourcir les délais de livraison pour les clients », selon Toby Green, Chef de la Division des publications à l’OCDE. « Grâce à cela, l’édition peut devenir une activité en flux tendus à la fois plus efficiente économiquement et plus respectueuse de l’environnement. A titre d’exemple, chaque livre imprimé et vendu à la librairie Angus & Robertson de Melbourne représentera 5.8 kg d’émissions de carbone en moins ».
Pour plus d’informations, les journalistes sont invites à contacter Toby Green, chef de l’édition à l’OCDE (téléphone : +33 1 45 24 94 15).
Les essentiels de l’OCDE : Développement durable - ISBN 9789264055766.
OCDE
01/12/2008
mardi 2 décembre 2008
*La conférence internationale de Poznań sur le changement climatique*
***La conférence de Poznań, organisée sous l'égide des Nations Unies, a pour objectif de poursuivre la mise en œuvre de la convention-cadre des Nations Unies et du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques et de faire progresser les négociations sur le régime multilatéral sur le climat au-delà de 2012.
Organisées du 1 au 12 décembre, les différentes rencontres réuniront près de 10 000 participants venant de 170 pays différents. Il s'agit principalement des deux réunions des organes subsidiaires qui sont chargés de mettre en œuvre la convention-cadre des Nations Unies et le protocole de Kyoto sur les changements climatique, de deux réunions ministérielles de tous les États ayant ratifié la convention et ceux ayant ratifié le protocole de Kyoto, et enfin des deux réunions des groupes de travail dédiés à l'élaboration du cadre d'action international dans le domaine climatique au-delà de 2012.
Le protocole de Kyoto, qui a ouvert une première période d'engagements internationaux sur le climat, arrive à échéance en 2012. Un cycle de négociations pour aboutir à un nouvel accord international a été ouvert à Bali en 2007. À mi-parcours de ce cycle de deux ans qui se conclura à Copenhague en décembre 2009, la conférence de Poznań devrait être déterminante pour le maintien d'un élan politique vers un nouvel accord ambitieux. Afin de faire progresser les négociations, une première compilation de l'ensemble des propositions présentées par tous les pays depuis la réunion de Bali permettra d'élaborer à Poznań un texte de négociation qui sera discuté lors des réunions de 2009. Trois ateliers spécifiques auront lieu sur la vision partagée d'un nouveau régime du changement climatique, la gestion du risque ainsi que la recherche et le développement de nouvelles technologies. Enfin, la conférence de Poznań sera l'occasion de poursuivre la réflexion sur l'architecture financière internationale de la lutte contre le changement climatique.
L'Union européenne joue un rôle majeur dans ces négociations et a toujours voulu être exemplaire aussi bien dans la mise en œuvre de ses engagements souscrits à Kyoto que dans ses objectifs à moyen et long terme, notamment dans le cadre du paquet énergie-climat. La présidence française du Conseil de l’Union européenne aura la responsabilité de coordonner la position européenne dans les négociations de Poznań, négociations essentielles en vue d’un accord lors de la conférence de Copenhague en 2009.
UE
Organisées du 1 au 12 décembre, les différentes rencontres réuniront près de 10 000 participants venant de 170 pays différents. Il s'agit principalement des deux réunions des organes subsidiaires qui sont chargés de mettre en œuvre la convention-cadre des Nations Unies et le protocole de Kyoto sur les changements climatique, de deux réunions ministérielles de tous les États ayant ratifié la convention et ceux ayant ratifié le protocole de Kyoto, et enfin des deux réunions des groupes de travail dédiés à l'élaboration du cadre d'action international dans le domaine climatique au-delà de 2012.
Le protocole de Kyoto, qui a ouvert une première période d'engagements internationaux sur le climat, arrive à échéance en 2012. Un cycle de négociations pour aboutir à un nouvel accord international a été ouvert à Bali en 2007. À mi-parcours de ce cycle de deux ans qui se conclura à Copenhague en décembre 2009, la conférence de Poznań devrait être déterminante pour le maintien d'un élan politique vers un nouvel accord ambitieux. Afin de faire progresser les négociations, une première compilation de l'ensemble des propositions présentées par tous les pays depuis la réunion de Bali permettra d'élaborer à Poznań un texte de négociation qui sera discuté lors des réunions de 2009. Trois ateliers spécifiques auront lieu sur la vision partagée d'un nouveau régime du changement climatique, la gestion du risque ainsi que la recherche et le développement de nouvelles technologies. Enfin, la conférence de Poznań sera l'occasion de poursuivre la réflexion sur l'architecture financière internationale de la lutte contre le changement climatique.
L'Union européenne joue un rôle majeur dans ces négociations et a toujours voulu être exemplaire aussi bien dans la mise en œuvre de ses engagements souscrits à Kyoto que dans ses objectifs à moyen et long terme, notamment dans le cadre du paquet énergie-climat. La présidence française du Conseil de l’Union européenne aura la responsabilité de coordonner la position européenne dans les négociations de Poznań, négociations essentielles en vue d’un accord lors de la conférence de Copenhague en 2009.
UE
lundi 1 décembre 2008
*Conférence de Poznan sur le climat: catastrophes à l'horizon faute d'accord dans un an*

***Devant quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre pour la 14è conférence des Nations unies sur le changement climatique, l'hôte de la réunion, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que "l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites" :
La communauté internationale a été prévenue lundi, à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan (ouest de la Pologne), qu'elle avait un an pour se rassembler afin de sauver la planète d'un réchauffement fatal.
Il s'agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d'enrayer le changement climatique, malgré le difficile contexte de crise financière.
Devant quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre pour la 14è conférence des Nations unies sur le changement climatique, l'hôte de la réunion, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que "l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites".
"Poursuivre ainsi provoquerait des menaces d'une intensité jamais vue: énormes sécheresses et inondations, cyclone dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (...) et même conflits armés et migrations sans précédent", a-t-il lancé en appelant les négociateurs à ne pas "céder à d'obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu'a prise l'humanité".
Le président du Groupe d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), le Prix Nobel de la Paix 2007 Rajendra Pachauri, a également rappelé les graves impacts de "l'inaction": 4,3 à 6,9 milliards de personnes supplémentaires, vivant dans les grands bassins fluviaux, risqueraient d'être affectées par les sécheresses, "presque la majorité de l'humanité", a-t-il insisté.
En décembre 2007, la conférence de Bali avait arrêté une "feuille de route" devant mener les 192 Etats signataires de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNNUCC) à la conclusion, fin 2009, de nouveaux engagements contre l'effet de serre. Des engagements renforcés et élargis afin d'inclure les Etats-Unis et les grandes économies émergentes, dont la Chine, devenue premier pollueur mondial.
A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.
"Le travail qui vous attend est à la fois difficile et critique: mais en chaque difficulté gisent des opportunités, si vous savez vous concentrer sur ce qui vous unit plutôt que sur ce qui vous divise", a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention Yvo De Boer.
"Vous avez un an devant vous d'ici Copenhague. L'heure tourne. Il faut passer à la vitesse supérieure", a-t-il répété, reconnaissant cependant que la crise financière allait compliquer la tâche: "Mobiliser les ressources financières à l'échelle requise constituera un véritable défi".
"En dépit ou grâce à la crise, nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas", a également plaidé Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat, dont le pays préside l'UE jusqu'au 31 décembre.
Poznan est "un moment compliqué" de la négociation, a-t-il estimé en évoquant la difficile conclusion du Plan climat européen (-20% de gaz à effet de serre en 2020), qui divise les Etats membres, et la transition aux Etats-Unis, où Barack Obama succèdera à George W. Bush le 20 janvier.
"Disons qu'il nous manque ici une importante équipe de négociateurs", juge M. Lalonde, en attendant l'entrée en fonction en janvier de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat.
Pourtant, un délégué américain de l'équipe sortante, Harlan Watson, a évoqué un "large consensus sur d'importantes questions internationales" avec M. Obama et a promis de "contribuer positivement de façon à ce que la prochaine équipe puisse ramasser la balle et la relancer".
Anne CHAON
AFP
***L'ECOLOGIE DE DEMAIN...***
***Les représentants de près de 190 Etats se réunissent à une conférence de l'ONU sur les changements climatiques qui s'ouvre ce lundi à Poznan en Pologne. Ils négocieront un nouvel accord sur la protection de l'environnement. La presse européenne commente les attentes liées à cette rencontre qui se déroule dans l'ombre de la crise financière.
Les Echos - France
Le quotidien Les Echos doute que les délégués arrivent à se concentrer sur le climat : "Officiellement, les délégués des 190 pays doivent relancer les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique. Mais auront-ils la tête à ça ? Les Américains seront à leur crise financière, les Européens à leurs divisions, les Indiens à leurs morts, les Chinois à leurs chômeurs. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, demain il sera trop tard. ... En ce sinistre automne 2008, le monde se trouve menacé par trois démons redoutables. Le risque économique d'abord, avec son cortège de misère sociale. Le risque politique ensuite, conséquence du premier ainsi que de l'explosion des inégalités, avec la montée des extrémismes de tout bord. Le risque environnemental enfin, plus éloigné, moins palpable. … La démarche va consister à orienter la relance économique vers l'énergie propre et la réduction des inégalités sociales." (01.12.2008)
Gazeta Wyborcza - Pologne
Le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki s'exprime dans le quotidien Gazeta Wyborcza : "Les effets du changement climatique se font ressentir tous les jours - inondations, sécheresse et ouragans atteignent même en Pologne le niveau de catastrophe naturelle. C'est pourquoi, le succès des pourparlers de la conférence sur le climat à Poznan revêt une telle importance pour tous. ... Une importance primordiale doit être accordée à la réussite de ces négociations - pour nous et pour le monde entier. ... J'observe avec inquiétude que certains sceptiques estiment que le changement climatique est une fiction et le fruit de je ne sais quel travail de lobby qu'ils ne parviennent pas à définir clairement. Je crois au contraire dans les résultats de l'International Plant Protection Convention (IPPC, [Convention internationale pour la protection des végétaux]) qui a été établie par plusieurs milliers de scientifiques du monde entier. Ils rappellent que le réchauffement climatique est un fait et 'qu'il est très probable que l'homme en soit responsable'." (01.12.2008)
Dagens Nyheter - Suède
Le quotidien de Stockholm Dagens Nyheter appelle au maintien de la pression pour que la situation écologique change : "L'une des questions difficiles est de garder un équilibre entre les pays industrialisés et les pays en développement. Au cours de la première période du protocole de Kyoto, de 2008 à 2012, seuls les pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de CO2. Ce groupe de pays représente seulement 30 pour cent des émissions. On ne peut pas exiger des pays en développement et des pays émergents qu'ils en fassent de même. D'un point de vue historique, les pays riches ont émis beaucoup plus de pollution atmosphérique. Ces derniers disposent aussi de plus de moyens pour faire face aux problèmes liés à l'environnement. C'est pourquoi les négociations vont être axées sur le soutien à la technologie et son financement dans les pays en développement. … Les pays industrialisés peuvent contribuer financièrement à ce que les pays pauvres s'adaptent à la protection de l'environnement. L'année dernière, il a été décidé à Bali qu'un fonds d'adaptation approprié serait alloué, mais depuis, il ne s'est pas passé grand chose. Espérons que la rencontre à Poznan donnera plus de résultats concrets." (01.12.2008)
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne
La protection de l'environnement ne devrait pas être reléguée au second plan, même en temps de crise économique et financière, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. "La crise est le résultat d'un calcul à trop court terme avec le capital financier. Il serait erroné de procéder de la même façon avec le capital nature. Il convient justement d'agir durablement en regardant au-delà des cycles conjoncturels et de ne pas nous replier sur nous-mêmes à chaque crise. En outre, il ne s'agit pas à présent des coûts environnementaux pour l'année de récession 2009, mais de ceux des années après 2013. … L'atmosphère est un bien indivis, une sorte de pâturage mondial. La coopération de tous les Etats est nécessaire. Mais elle ne sera possible que lorsque les riches feront le premier pas et se déclareront prêts à régler les taxes sur les émissions de CO2. L'Europe et l'Amérique peuvent maintenant montrer qu'il est possible de concilier économie et écologie, y compris en temps de crise." (01.12.2008)
Eurotopics
Les Echos - France
Le quotidien Les Echos doute que les délégués arrivent à se concentrer sur le climat : "Officiellement, les délégués des 190 pays doivent relancer les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique. Mais auront-ils la tête à ça ? Les Américains seront à leur crise financière, les Européens à leurs divisions, les Indiens à leurs morts, les Chinois à leurs chômeurs. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, demain il sera trop tard. ... En ce sinistre automne 2008, le monde se trouve menacé par trois démons redoutables. Le risque économique d'abord, avec son cortège de misère sociale. Le risque politique ensuite, conséquence du premier ainsi que de l'explosion des inégalités, avec la montée des extrémismes de tout bord. Le risque environnemental enfin, plus éloigné, moins palpable. … La démarche va consister à orienter la relance économique vers l'énergie propre et la réduction des inégalités sociales." (01.12.2008)
Gazeta Wyborcza - Pologne
Le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki s'exprime dans le quotidien Gazeta Wyborcza : "Les effets du changement climatique se font ressentir tous les jours - inondations, sécheresse et ouragans atteignent même en Pologne le niveau de catastrophe naturelle. C'est pourquoi, le succès des pourparlers de la conférence sur le climat à Poznan revêt une telle importance pour tous. ... Une importance primordiale doit être accordée à la réussite de ces négociations - pour nous et pour le monde entier. ... J'observe avec inquiétude que certains sceptiques estiment que le changement climatique est une fiction et le fruit de je ne sais quel travail de lobby qu'ils ne parviennent pas à définir clairement. Je crois au contraire dans les résultats de l'International Plant Protection Convention (IPPC, [Convention internationale pour la protection des végétaux]) qui a été établie par plusieurs milliers de scientifiques du monde entier. Ils rappellent que le réchauffement climatique est un fait et 'qu'il est très probable que l'homme en soit responsable'." (01.12.2008)
Dagens Nyheter - Suède
Le quotidien de Stockholm Dagens Nyheter appelle au maintien de la pression pour que la situation écologique change : "L'une des questions difficiles est de garder un équilibre entre les pays industrialisés et les pays en développement. Au cours de la première période du protocole de Kyoto, de 2008 à 2012, seuls les pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de CO2. Ce groupe de pays représente seulement 30 pour cent des émissions. On ne peut pas exiger des pays en développement et des pays émergents qu'ils en fassent de même. D'un point de vue historique, les pays riches ont émis beaucoup plus de pollution atmosphérique. Ces derniers disposent aussi de plus de moyens pour faire face aux problèmes liés à l'environnement. C'est pourquoi les négociations vont être axées sur le soutien à la technologie et son financement dans les pays en développement. … Les pays industrialisés peuvent contribuer financièrement à ce que les pays pauvres s'adaptent à la protection de l'environnement. L'année dernière, il a été décidé à Bali qu'un fonds d'adaptation approprié serait alloué, mais depuis, il ne s'est pas passé grand chose. Espérons que la rencontre à Poznan donnera plus de résultats concrets." (01.12.2008)
Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne
La protection de l'environnement ne devrait pas être reléguée au second plan, même en temps de crise économique et financière, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. "La crise est le résultat d'un calcul à trop court terme avec le capital financier. Il serait erroné de procéder de la même façon avec le capital nature. Il convient justement d'agir durablement en regardant au-delà des cycles conjoncturels et de ne pas nous replier sur nous-mêmes à chaque crise. En outre, il ne s'agit pas à présent des coûts environnementaux pour l'année de récession 2009, mais de ceux des années après 2013. … L'atmosphère est un bien indivis, une sorte de pâturage mondial. La coopération de tous les Etats est nécessaire. Mais elle ne sera possible que lorsque les riches feront le premier pas et se déclareront prêts à régler les taxes sur les émissions de CO2. L'Europe et l'Amérique peuvent maintenant montrer qu'il est possible de concilier économie et écologie, y compris en temps de crise." (01.12.2008)
Eurotopics
*Le monde cherche un nouvel accord sur le climat...*

***L'absence de l'équipe Obama dans les négociations qui s'ouvrent lundi à Poznan rend leur issue très incertaine.
Avec le lancement de la conférence des Nations unies sur le climat, lundi matin à Poznan (Pologne), débute un incroyable marathon. Si cet événement, qui rassemblera quelque dix mille participants et près de 200 pays, ne dure que quinze jours, il doit permettre de poser les jalons d'un nouvel accord de lutte contre le réchauffement climatique devant aboutir à Copenhague en décembre 2009.
Mais le chemin s'annonce chaotique. Les négociations sur le climat sont menées sur deux rails parallèles. D'un côté se poursuivent les discussions sur la «convention mère» adoptée à Rio en 1992, de l'autre se discutent les suites à donner au protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. La convention engage les pays, le protocole les contraint, tout au moins pour les plus riches d'entre eux. C'est là qu'intervient la première difficulté, toute diplomatique.
Les États-Unis, qui ont adopté la convention de l'ONU, ont toujours refusé de se soumettre à Kyoto. Depuis son élection, Barack Obama a plusieurs fois annoncé un changement radical d'attitude des États-Unis. «Attendre n'est plus une option, le déni n'est plus une réponse acceptable», a-t-il déclaré récemment. Pour autant, les questions en suspens sont légion : quelle forme va prendre cet engagement ? La nouvelle Administration américaine sera-t-elle en ordre de marche avant la réunion de Copenhague ? À la table des négociations se trouvera toujours la délégation représentant l'Administration Bush. Mais «à Poznan, tous les battements de cils de l'équipe d'Obama, qui viendra comme observateur, seront examinés à la loupe», s'amuse Pierre Radane, l'un des experts français les plus avertis de ces grands-messes.
Poznan va également être l'occasion de poursuivre les discussions sur la meilleure façon de mobiliser des fonds et des technologies pour aider les pays en voie de développement à s'engager davantage. Mais là encore, les difficultés sont multiples.
Les pays industrialisés vont notamment tenter d'exercer une pression plus importante sur des pays comme la Chine et l'Inde, dont les économies se sont considérablement développées depuis 1990 et dont la responsabilité dans la pollution mondiale s'est terriblement accrue (la Chine est aujourd'hui le premier pollueur de la planète). Ce à quoi les deux géants asiatiques répondent invariablement que les Occidentaux ont une responsabilité historique et demandent, en retour, l'aide de ces derniers pour pouvoir s'engager.
«Le politique doit garder le dessus»
Les pays en voie de développement, dont certains pays africains ou le Brésil, vont poser sur la table le dossier de la lutte contre la déforestation (20 % des émissions de gaz à effet de serre), dans laquelle ils se disent prêts à s'engager s'ils sont dédommagés.
Mais Poznan, ce seront aussi des discussions tellement techniques que certains négociateurs européens parmi les plus chevronnés reconnaissent y perdre leur latin. «Le politique doit garder le dessus», explique l'un d'eux. «Il faut qu'à l'issue de Poznan on sache exactement ce que l'on va faire en 2009», précise un autre. Avec, dans l'idéal, une trame de négociation pour Copenhague dès le mois de mars et, encore mieux, le projet d'un seul document pour tous les pays, en lieu et place de la convention et du protocole.
Le défi est de taille. Côté climat, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de s'accroître selon les dernières données officielles, alors qu'il faudrait inverser la tendance dès 2015 (lire ci-dessous). Côté finance, l'ONU évalue à 500 milliards de dollars le coût annuel, d'ici à 2030, de la lutte contre le réchauffement, dans un rapport qui doit être présenté officiellement cette semaine. C'est plus du double de ce qui avait été prévu initialement.
Marielle Court
LE FIGARO
01/12/2008
*Photo : A Poznan, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, lundi.
*Le gouvernement veut de nouvelles centrales électriques à la biomasse : Un nouvel appel d'offres vient d'être lancé...*

***Un nouvel appel d'offres vient d'être lancé par le gouvernement pour construire des centrales fonctionnant à partir de bois, de résidus de l'industrie papetière, de marc de raisin, etc. Les projets retenus en fonction de leurs performances énergétiques bénéficieront d'un tarif préférentiel d'achat de l'électricité.
Le pari sera-t-il tenu ? Décidé à promouvoir les énergies renouvelables, le gouvernement s'était fixé pour but, il y a deux ans, de porter à 1.000 mégawatts en 2010 la puissance cumulée des centrales électriques fonctionnant à partir de bois, de paille, de résidus de l'industrie papetière, de marc de raisin, etc. Un objectif qui n'est pas encore atteint. Pour l'instant, entre les centrales existantes et les 22 projets validés cet été par les pouvoirs publics, seuls 700 mégawatts sont en vue. C'est pourquoi Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et de l'Energie, vient de lancer un nouvel appel d'offres, le troisième de ce type.
Via cet appel d'offres, l'Etat entend soutenir le développement d'installations de production d'électricité à partir de biomasse d'une puissance totale de 250 mégawatts. Les projets retenus bénéficieront d'un tarif préférentiel pour vendre leur électricité à EDF.
Le gouvernement choisira les projets en fonction de leurs performances énergétiques, et du fait qu'ils ne détournent pas de terres cultivables ou de matières organiques actuellement utilisées par d'autres industries comme la papeterie. Autre critère : les régions de montagne, l'Alsace, la Lorraine, Champagne-Ardenne, le Nord - Pas-de-Calais, la Picardie, la Bretagne, ainsi que la Seine-et-Marne seront privilégiées.
La part belle aux grands groupes
Le précédent appel d'offres avait connu un grand succès : 56 dossiers déposés pour une puissance cumulée plus de 2 fois supérieure aux attentes. Finalement, Jean-Louis Borloo a sélectionné en juillet 22 projets pour un total de 300 mégawatts. Soit de un quart à un tiers de la puissance d'un réacteur nucléaire. Mais les centrales en cause utiliseront aussi les déchets organiques pour produire de la chaleur, pour environ 450.000 tonnes équivalent pétrole par an. Les projets choisis font la part belle aux grands groupes énergétiques, Dalkia (filiale d'EDF et Veolia) emportant en particulier 3 projets géants représentant 40 % du total.
Le gouvernement avait mis les moyens. Il a garanti aux 22 centrales retenues de pouvoir vendre pendant vingt ans leur électricité à un tarif moyen de 12,8 centimes par kilowattheure, soit bien plus que le prix du marché actuel de 6,5 centimes. Les autorités font valoir que c'est le prix à payer pour susciter des projets de qualité, respectant un cahier des charges strict en termes de développement durable et d'efficacité énergétique. En réalité, c'était même la seule façon de susciter des projets tout court. Car le tarif d'achat de référence mis en place par un arrêté de 2002 pour les installations postérieures à cette date ne permet pas à une centrale à la biomasse d'être viable. Il n'est que de 4,9 à 6,1 centimes le kilowattheure, à comparer à 8 centimes pour l'éolien et 55 centimes pour l'énergie photo- voltaïque.
Au mois de janvier 2005, un premier appel d'offres avait déjà remporté un grand succès. Mais les 14 projets retenus, qui doivent démarrer au plus tard le 1er janvier 2009, avaient obtenu du gouvernement un prix moyen de vente de 8,6 centimes le kilowattheure qui s'est révélé insuffisant.
Selon le décompte de la Commission de régulation de l'énergie, 5 projets ont démarré, mais 5 autres n'ont pas réussi à être viables, la destinée du solde étant encore indéterminée.
M.C.
LES ECHOS
01/12/08
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