samedi 16 janvier 2010
*Having presided the Copenhagen Climate Conference... ...*
***Presenting Danish climate star
Having presided the Copenhagen Climate Conference...
Dane Connie Hedegaard certainly has a solid background in her proposed area of responsibility, Action against Climate Change. Some MEPs have expressed concerns over her track record - namely the failure of the Copenhagen Conference - but she promises ever more ambitious targets and looks forward to the next conference in Mexico at the end of 2010.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
vendredi 15 janvier 2010
*La future commissaire européenne au climat opposée au nucléaire*
***La future commissaire au climat de l'Union européenne, Connie Hedegaard, qui passait ce vendredi son "grand oral" devant le parlement européen, s'est exprimée contre les subventions à la recherche pour le nucléaire et les énergies fossiles en général. "La problématique des déchets [nucléaires] n'est pas parfaite", a-t-elle déclaré.
La danoise Connie Hedegaard - issue du Parti populaire européen (droite) et ancienne ministre en charge du Climat au Danemark - désignée pour être la première commissaire européenne chargée du Climat, s'est prononcée ce vendredi contre les aides à la recherche dans le nucléaire et dans les énergies fossiles.
"Une nouvelle génération de centrales nucléaires est dans les tuyaux, mais la problématique des déchets n'est pas parfaite. Le nucléaire n'est pas une source d'énergie renouvelable" [comme l'éolien, le thermique, le solaire], a souligné Connie Hedegaard, pendant un grand oral de trois heures devant le parlement européen qui doit l'adouber à son futur poste de commissaire.
"Certains pays veulent dépenser beaucoup d'argent dans le recherche sur l'énergie nucléaire, aux dépens d'autres ressources durables et renouvelables", a critiqué la Danoise, dont le pays a rejeté l'usage du nucléaire. "Nous devons être les plus indépendants possibles des énergies fossiles" à l'avenir. Concernant le charbon, même si de nouvelles technologies d'utilisation du charbon plus propres exixtes, il faudra aussi à long terme "essayer de nous débarrasser du charbon propre".
Plus généralement, Connie Hedegaard entend se focaliser sur une meilleure coordination de la recherche au sein des vingt pays de l'UE.
Réduction de la consommation énergétique
A l'instar du commissaire européen désigné à l'Energie, l'allemand Günther Oettinger, la Danoise a par ailleurs jugé qu'il était inutile pour le moment d'imposer des obligations légales aux pays de l'Union européenne en matière de réduction de la consommation énergétique.
Pour la commissaire, une meilleure consommation énergétique passe par l'efficacité énergétique des bâtiments (isolation, chauffage), 40% de l'énergie consommée en Europe concernant ce secteur.
La tribune
15/01/2010
La danoise Connie Hedegaard - issue du Parti populaire européen (droite) et ancienne ministre en charge du Climat au Danemark - désignée pour être la première commissaire européenne chargée du Climat, s'est prononcée ce vendredi contre les aides à la recherche dans le nucléaire et dans les énergies fossiles.
"Une nouvelle génération de centrales nucléaires est dans les tuyaux, mais la problématique des déchets n'est pas parfaite. Le nucléaire n'est pas une source d'énergie renouvelable" [comme l'éolien, le thermique, le solaire], a souligné Connie Hedegaard, pendant un grand oral de trois heures devant le parlement européen qui doit l'adouber à son futur poste de commissaire.
"Certains pays veulent dépenser beaucoup d'argent dans le recherche sur l'énergie nucléaire, aux dépens d'autres ressources durables et renouvelables", a critiqué la Danoise, dont le pays a rejeté l'usage du nucléaire. "Nous devons être les plus indépendants possibles des énergies fossiles" à l'avenir. Concernant le charbon, même si de nouvelles technologies d'utilisation du charbon plus propres exixtes, il faudra aussi à long terme "essayer de nous débarrasser du charbon propre".
Plus généralement, Connie Hedegaard entend se focaliser sur une meilleure coordination de la recherche au sein des vingt pays de l'UE.
Réduction de la consommation énergétique
A l'instar du commissaire européen désigné à l'Energie, l'allemand Günther Oettinger, la Danoise a par ailleurs jugé qu'il était inutile pour le moment d'imposer des obligations légales aux pays de l'Union européenne en matière de réduction de la consommation énergétique.
Pour la commissaire, une meilleure consommation énergétique passe par l'efficacité énergétique des bâtiments (isolation, chauffage), 40% de l'énergie consommée en Europe concernant ce secteur.
La tribune
15/01/2010
jeudi 14 janvier 2010
*François Fillon..Taxe carbone...*
***François Fillon rappelle à Jean-Marc Ayrault que les institutions sont respectées à l'occasion des questions d'actualité à l'Assemblée Nationale le mercredi 13 janvier 2010.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
mardi 12 janvier 2010
*Le Medef favorable à une taxe carbone européenne*
***L'annulation par le Conseil constitutionnel, le 29 décembre, de la taxe carbone met le gouvernement en difficulté sur une des mesures phares de sa politique environnementale. Nicolas Sarkozy s'est donné jusqu'au 1er juillet pour introduire dans la fiscalité nationale ce nouvel outil qui doit inciter ménages et entreprises à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
Ce qui était prévu pour les ménages ne sera pas modifié, pas plus, a priori, que les exonérations accordées à l'agriculture, à la pêche et au transport routier. La discussion est en revanche totalement rouverte sur le sort de l'industrie. Le Medef a demandé de reporter toute décision à 2011.
Le président de sa commission du développement durable, Jean-Pierre Clamadieu, par ailleurs PDG du groupe chimique Rhodia, estime que, plutôt que de s'obstiner à créer une taxe carbone française, il serait préférable d'y réfléchir à l'échelle européenne.
Le Medef reste-il favorable à l'instauration d'une taxe carbone en France ?
Oui, mais à deux conditions. Premièrement, que la taxe carbone que devront payer les entreprises donne lieu à une restitution claire, comparable au chèque vert que recevront les ménages. La taxe carbone ne doit pas être une recette nouvelle pour l'Etat.
Deuxièmement, il faut trouver une articulation acceptable avec le système européen d'échanges de quotas d'émissions de CO2. Une taxe carbone à 17 euros aurait un impact économique insupportable pour le millier de sites industriels qui sont déjà dans ce système. Elle porterait atteinte à l'ossature du tissu industriel français.
D'un point de vue économique, superposer une taxe au système européen, qui agit sur les émissions de gaz à effet de serre en réduisant progressivement les quotas accordés aux gros émetteurs de l'industrie, n'a pas de sens. La combinaison des contraintes européennes et des principes posés par le Conseil constitutionnel rend très difficile la recherche d'une solution satisfaisante.
Pour le gouvernement, la suppression de la taxe professionnelle, qui allège la charge fiscale des entreprises de plusieurs milliards d'euros, vaut compensation. N'est-ce pas suffisant ?
La réforme de la taxe professionnelle, qui est une très bonne décision, ne peut justifier une taxe carbone qui ne serait pas compensée par un mécanisme identifiable. Le lien entre ces deux prélèvements est ténu, et les entreprises qui acquittent le premier ne sont pas forcément celles qui seront les plus concernées par la nouvelle fiscalité écologique.
Cette question n'avait pas été examinée d'assez près par la commission d'experts présidée par Michel Rocard, à laquelle j'ai participé. Il faut rouvrir le dossier. Plusieurs solutions existent mais j'observe avec intérêt l'exemple de la Suède, où l'on a choisi de compenser la taxe carbone par une baisse des cotisations sociales. Les entreprises suédoises bénéficient par ailleurs d'un taux de taxe carbone réduit de 80 %, pour préserver leur compétitivité.
Michel Rocard propose de remplacer le système européen d'échanges de quotas par une taxe carbone européenne. Qu'en pensez-vous ?
Le système des quotas d'émissions est le seul outil existant à l'échelle de l'Europe, et il fonctionne. Il permet d'agir sur un tiers des émissions européennes et a permis à l'Union d'être la seule région du monde à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto. Il est en voie d'être copié par les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande… Ce serait une très mauvaise idée de le démanteler.
Cela étant, il y a la place, à côté de ce marché qui traite seulement de la situation des gros émetteurs, pour une approche communautaire de la fiscalité des émissions diffuses dans le transport, l'agriculture, le bâtiment…
L'Union européenne est-elle le bon échelon pour instaurer la taxe carbone ?
Ce serait, bien sûr, la meilleure solution.
La conférence de Copenhague sur le climat a-t-elle constitué pour vous un échec total ou a-t-elle permis de faire un pas ?
Il faut appeler les choses par leur nom: Copenhague est un échec. Je regrette que l'Europe, qui est la région la plus engagée dans la lutte contre le changement climatique, n'ait pas réussi à entraîner le reste du monde. Nous avons abouti à un accord a minima, dicté par les contraintes politiques des Etats-Unis et de la Chine.
Deux scénarios sont maintenant possibles : l'enlisement et le recul de la préoccupation pour le climat sur l'agenda international, ou un sursaut qui passe par l'engagement des grands pays émetteurs dans un plan d'action comportant des objectifs concrets. Nous sommes bien sûr pour la deuxième solution, car la lutte contre le changement climatique demeure pour nous une priorité.
Il n'est pas nécessaire d'aboutir à un accord à 190 pays et il faut réfléchir à une enceinte de négociation plus adaptée que les Nations unies, qui ont montré leurs limites.
L'Union européenne doit-elle continuer à aller de l'avant et porter son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % à 30 % d'ici à 2020 ?
Non. Les conditions ne sont pas réunies pour que l'Europe aille plus loin dans l'objectif de réduction de ses émissions. Il faut avoir une approche pragmatique : l'Europe doit être capable d'exercer son leadership sans sacrifier la compétitivité de son industrie. Elle ne doit pas être naïve.
Elle ne peut résoudre seule la question du climat, alors que ses émissions ne représentent que 16 % du total mondial. Si elle est seule à mener le combat, ce sera la double peine: son industrie sera fragilisée et le réchauffement climatique ne sera pas enrayé.
M. Sarkozy souhaite protéger l'industrie européenne du dumping environnemental en instaurant une taxe carbone aux frontières. Est-ce une bonne idée ?
Conceptuellement oui, mais difficile à mettre en œuvre. Le risque serait qu'elle déclenche une guerre commerciale dont personne ne sortirait gagnant. La bonne solution, c'est la convergence des politiques dans le cadre d'un accord mondial contraignant.
Laurence Caramel
LE MONDE
12.01.10
Ce qui était prévu pour les ménages ne sera pas modifié, pas plus, a priori, que les exonérations accordées à l'agriculture, à la pêche et au transport routier. La discussion est en revanche totalement rouverte sur le sort de l'industrie. Le Medef a demandé de reporter toute décision à 2011.
Le président de sa commission du développement durable, Jean-Pierre Clamadieu, par ailleurs PDG du groupe chimique Rhodia, estime que, plutôt que de s'obstiner à créer une taxe carbone française, il serait préférable d'y réfléchir à l'échelle européenne.
Le Medef reste-il favorable à l'instauration d'une taxe carbone en France ?
Oui, mais à deux conditions. Premièrement, que la taxe carbone que devront payer les entreprises donne lieu à une restitution claire, comparable au chèque vert que recevront les ménages. La taxe carbone ne doit pas être une recette nouvelle pour l'Etat.
Deuxièmement, il faut trouver une articulation acceptable avec le système européen d'échanges de quotas d'émissions de CO2. Une taxe carbone à 17 euros aurait un impact économique insupportable pour le millier de sites industriels qui sont déjà dans ce système. Elle porterait atteinte à l'ossature du tissu industriel français.
D'un point de vue économique, superposer une taxe au système européen, qui agit sur les émissions de gaz à effet de serre en réduisant progressivement les quotas accordés aux gros émetteurs de l'industrie, n'a pas de sens. La combinaison des contraintes européennes et des principes posés par le Conseil constitutionnel rend très difficile la recherche d'une solution satisfaisante.
Pour le gouvernement, la suppression de la taxe professionnelle, qui allège la charge fiscale des entreprises de plusieurs milliards d'euros, vaut compensation. N'est-ce pas suffisant ?
La réforme de la taxe professionnelle, qui est une très bonne décision, ne peut justifier une taxe carbone qui ne serait pas compensée par un mécanisme identifiable. Le lien entre ces deux prélèvements est ténu, et les entreprises qui acquittent le premier ne sont pas forcément celles qui seront les plus concernées par la nouvelle fiscalité écologique.
Cette question n'avait pas été examinée d'assez près par la commission d'experts présidée par Michel Rocard, à laquelle j'ai participé. Il faut rouvrir le dossier. Plusieurs solutions existent mais j'observe avec intérêt l'exemple de la Suède, où l'on a choisi de compenser la taxe carbone par une baisse des cotisations sociales. Les entreprises suédoises bénéficient par ailleurs d'un taux de taxe carbone réduit de 80 %, pour préserver leur compétitivité.
Michel Rocard propose de remplacer le système européen d'échanges de quotas par une taxe carbone européenne. Qu'en pensez-vous ?
Le système des quotas d'émissions est le seul outil existant à l'échelle de l'Europe, et il fonctionne. Il permet d'agir sur un tiers des émissions européennes et a permis à l'Union d'être la seule région du monde à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto. Il est en voie d'être copié par les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande… Ce serait une très mauvaise idée de le démanteler.
Cela étant, il y a la place, à côté de ce marché qui traite seulement de la situation des gros émetteurs, pour une approche communautaire de la fiscalité des émissions diffuses dans le transport, l'agriculture, le bâtiment…
L'Union européenne est-elle le bon échelon pour instaurer la taxe carbone ?
Ce serait, bien sûr, la meilleure solution.
La conférence de Copenhague sur le climat a-t-elle constitué pour vous un échec total ou a-t-elle permis de faire un pas ?
Il faut appeler les choses par leur nom: Copenhague est un échec. Je regrette que l'Europe, qui est la région la plus engagée dans la lutte contre le changement climatique, n'ait pas réussi à entraîner le reste du monde. Nous avons abouti à un accord a minima, dicté par les contraintes politiques des Etats-Unis et de la Chine.
Deux scénarios sont maintenant possibles : l'enlisement et le recul de la préoccupation pour le climat sur l'agenda international, ou un sursaut qui passe par l'engagement des grands pays émetteurs dans un plan d'action comportant des objectifs concrets. Nous sommes bien sûr pour la deuxième solution, car la lutte contre le changement climatique demeure pour nous une priorité.
Il n'est pas nécessaire d'aboutir à un accord à 190 pays et il faut réfléchir à une enceinte de négociation plus adaptée que les Nations unies, qui ont montré leurs limites.
L'Union européenne doit-elle continuer à aller de l'avant et porter son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % à 30 % d'ici à 2020 ?
Non. Les conditions ne sont pas réunies pour que l'Europe aille plus loin dans l'objectif de réduction de ses émissions. Il faut avoir une approche pragmatique : l'Europe doit être capable d'exercer son leadership sans sacrifier la compétitivité de son industrie. Elle ne doit pas être naïve.
Elle ne peut résoudre seule la question du climat, alors que ses émissions ne représentent que 16 % du total mondial. Si elle est seule à mener le combat, ce sera la double peine: son industrie sera fragilisée et le réchauffement climatique ne sera pas enrayé.
M. Sarkozy souhaite protéger l'industrie européenne du dumping environnemental en instaurant une taxe carbone aux frontières. Est-ce une bonne idée ?
Conceptuellement oui, mais difficile à mettre en œuvre. Le risque serait qu'elle déclenche une guerre commerciale dont personne ne sortirait gagnant. La bonne solution, c'est la convergence des politiques dans le cadre d'un accord mondial contraignant.
Laurence Caramel
LE MONDE
12.01.10
*Copenhague : le Québec a multiplié les alliances*

***Le premier ministre Jean Charest et la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, ont fait le point sur le travail fait par le Québec à la 15e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Sommet des leaders
Le Québec a coprésidé, le 15 décembre, le 3e Sommet des leaders qui regroupait des représentants de plus de 60 États fédérés. Cette rencontre, organisée en collaboration avec le Climate Group, a permis de mobiliser un groupe de décideurs actifs en matière de réduction de gaz à effet de serre afin de partager les meilleures expériences et pratiques, et d'accentuer la pression sur la communauté internationale pour que soit adoptée une entente multilatérale internationale sur les changements climatiques.
« Les États fédérés, avec le Québec en tête, ont fait la démonstration qu'ils sont des agents de changement avant-gardistes dans la réduction des émissions de GES. D'ailleurs, cette rencontre aura été l'occasion de lancer l'initiative EV20, qui regroupera des constructeurs de véhicules, des propriétaires de flotte et des institutions financières impliquées dans le secteur des véhicules électriques afin d'en accélérer le développement.
Conférence des Parties
La présence du Québec dans le cadre des activités de la 15e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques aura également permis la reconnaissance de l'engagement du gouvernement sur les questions environnementales. « Le leadership du Québec a été reconnu par l'une des figures emblématiques de la lutte contre les changements climatiques. Le président des Îles Maldives, Mohamed Nasheed, qui représente l'un des pays le plus menacés par le réchauffement climatique en raison de la crue des eaux, a vanté les gestes du Québec et de la Californie dans la lutte contre les changements climatiques. Il a rendu hommage à notre leadership devant l'assemblée plénière qui regroupe les 194 pays membres et les milliers de médias qui couvrent la Conférence », a fait remarquer le premier ministre.
Prix
La reconnaissance de l'action québécoise s'est également manifestée par la remise au gouvernement du Québec d'un prix des groupes environnementaux pour la constance de son engagement dans la lutte contre les changements climatiques. Ce prix a été remis par Sydney Ribaud, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre.
Le premier ministre a également participé à de nombreux événements et rencontré plusieurs personnalités, dont le premier ministre de l'Australie du Sud, Mike Rann, le président de la Catalogne, José Montilla, le PDG du Climate Group, Steve Howard, le Prince Albert II de Monaco, le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, le président du GIEC et de TERI, le docteur Rajendra Pachauri, le cinéaste et reporter Yann-Arthus Bertrand ainsi que le reporter et écrivain Nicolas Hulot.
Le premier ministre a également agi comme conférencier dans le cadre de deux panels portant sur le leadership des États fédérés et sur les énergies renouvelables.
Francophonie
De son côté, en plus d'appuyer le premier ministre, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a participé à diverses activités organisées par l'Institut de l'Énergie et de l'Environnement de la Francophonie (IEPF) afin de présenter les diverses actions du Québec.
La ministre a également participé à la Concertation ministérielle des ministres et chefs de délégations francophones où elle a notamment fait valoir le rôle des États fédérés en matière de lutte contre les changements climatiques. A l'issue de cette rencontre, elle a signé un accord de financement avec l'Institut international du développement durable (IIDD) afin d'assurer la poursuite de la publication en français du Bulletin des négociations de la terre.
Partenariats Nord-Sud
Mme Beauchamp a aussi été invitée à deux événements portant sur les partenariats nord-sud en matière de lutte contre les changements climatiques. Le premier se situait dans le cadre du Sommet des Leaders, alors que le second était présenté par le Climate Registry, un organisme nord-américain qui regroupe plus d'une quarantaine d'États américains, mexicains et de provinces canadiennes. Ces rencontres ont permis de présenter les nouvelles initiatives du Québec et plus particulièrement son partenariat avec le PNUD et l'Algérie.
Sur le plan des relations bilatérales du Québec, Mme Beauchamp a eu plusieurs entretiens avec ses homologues de l'Écosse, de la Flandre, du Pays de Galles et de la Wallonie. Les discussions ont porté sur les initiatives respectives de chaque partie, ainsi que sur la question de la reconnaissance des États fédérés au sein des textes des Nations Unies.
« Si nous voulons freiner le phénomène de réchauffement climatique, il nous faut multiplier les alliances et rallier un maximum de gouvernements et de décideurs à s'engager sur les questions de changements climatiques. Le gouvernement du Québec va poursuivre son action en participant pleinement au Western Climate Initiative afin de poursuivre le développement d'un marché du carbone, en s'impliquant au sein du Sommet des leaders pour mobiliser les États fédérés et en partageant son expertise au sein du EV-20 afin de développer le véhicule électrique », a affirmé le premier ministre.
Gouvernement du Québec
*Quand le détroit de Béring contrôlait le climat...*
***Quand le détroit de Béring contrôlait le climat mondial :
Comment le détroit de Béring, large de 80 km, a-t-il pu affecter le climat de la planète entière ? Des chercheurs américains viennent de montrer qu'il agissait comme un robinet qui aurait contrôlé une partie de chutes de dominos climatiques.
Le détroit de Béring est un exemple marquant de l'influence que peut avoir la géographie d'une petite zone sur l'ensemble du climat. « Le changement climatique est sensible aux impacts qui pourraient sembler mineurs. Même de petits processus, s'ils se produisent au bon endroit, peuvent amplifier des changements du climat à travers le monde entier » explique Aixue Hu, principal auteur de l'étude.
Ainsi, l'ouverture et la fermeture du détroit de Béring, petits événements apparemment sans importance (sauf d'un point de vue écologique et évolutif), montrent bien la complexité du système climatique terrestre. Cet exemple démontre aussi que ces phénomènes de faible ampleur apparente peuvent créer des points de basculement pour le climat.
L'équipe du National Center for Atmospheric Research (NCAR) voulait expliquer l'énigme de la dernière période glaciaire : pourquoi, il y a 116.000 ans, les calottes glaciaires de l'hémisphère nord n'ont cessé de reculer puis d'avancer pendant 70.000 ans ?
L'évolution des quantités de glace de ces calottes était si importante au cours de cette période que le niveau des océans s'est élevé et abaissé de 30 mètres.
L'hypothèse était que la solution devait se trouver dans les oscillations climatiques dues aux variations de l'orbite terrestre autour du Soleil. Rappelons que cette orbite, de même que l'inclinaison de la Terre, varie au cours des temps géologiques suivant les cycles de Milankovitch. Ces variations font varier la quantité d'énergie solaire reçue par la Terre et donc sa température moyenne.
Le coupable n'est pas le Soleil
Cependant, le schéma ressorti de l'étude basée sur ces variations orbitales de la Terre lors de la période concernée ne correspondait pas aux variations des calottes glaciaires et du niveau de la mer. Les scientifiques ont alors envisagé une explication alternative.
L'ouverture et la fermeture du détroit de Béring pourrait avoir modifié les courants des deux océans de l'hémisphère nord. En effet, ce détroit est le seul point de passage de l'hémisphère nord entre les océans Pacifique et Atlantique. Il permet le transfert d'un flux d'eau froide et peu salée vers les eaux plus salées de l'Atlantique.
Ce flux contribue fortement à la régulation de la force de la Circulation Méridienne Atlantique (Meridional Overturning Circulation ou MOC), une composante majeure du transport de la chaleur depuis les tropiques jusqu'aux pôles.
A l'aide de la dernière génération de supercalculateurs et du modèle climatique du NCAR, les chercheurs ont étudié le climat à un niveau de détails jamais atteint jusque-là sur le long terme, un travail qui impossible il y a seulement quelques années.
La fermeture du détroit de Béring et le climat mondial. Lorsque les calottes glaciaires s'étendent, le niveau des eaux baisse jusqu'à la cote des zones peu profondes du détroit de Béring, ce qui provoque sa fermeture. Le flux d'eau peu salée du Pacifique nord ne peut alors plus pénétrer dans les eaux plus salées de l'Atlantique. Les courants en sont altérés, ce qui provoque un afflux des eaux chaudes des tropiques dans l'Atlantique nord, lequel se réchauffe (zone rouge foncée).
Un cycle d'événements climatiques conduit à un effet domino
Leur modélisation a révélé un schéma récurrent qui s'étend sur plusieurs milliers d'années et dans lequel l'ouverture et la fermeture du détroit de Béring ont un impact majeur sur les courants océaniques et les calottes glaciaires.
Le cycle est le suivant :
La variation orbitale de la planète Terre provoque un refroidissement et la formation de calottes glaciaires. Il s'ensuit une baisse du niveau de la mer (l'eau étant contenue dans les inlandsis sur les terres) qui provoque la fermeture du détroit de Béring ;Le détroit fermé, il n'y a plus de flux d'eau peu salée, ce qui provoque une élévation de la salinité de l'océan Atlantique. Cela entraîne une augmentation de la Circulation Méridienne Atlantique et donc un accroissement du transfert de chaleur depuis les tropiques jusqu'au Pôle Nord ;La température des inlandsis de l'hémisphère nord s'accroît alors de 1,5°C, ce qui suffit à entraîner leur fonte. Les inlandsis perdent 112 mètres de hauteur par tranche de mille ans ; Au bout de plusieurs milliers d'années, l'élévation du niveau des eaux permet l'ouverture du détroit de Béring ;Il y a alors à nouveau arrivée d'eau peu salée dans l'Atlantique et donc diminution de la Circulation Méridienne Atlantique, baisse des températures de l'hémisphère nord, augmentation de la quantité de glace et donc baisse du niveau de la mer. Et le cycle recommence.
Ce cycle a été brisé il y a 34.000 ans lorsque la Terre s'est trouvée suffisamment éloignée du Soleil pour que la glace continue à se former sur les inlandsis même quand le détroit de Béring était fermé. Enfin, il y a 10.000 ans, la Terre est devenue assez proche du Soleil durant l'hiver boréal pour que le détroit de Béring se réouvre et demeure ouvert, ce qui a contribué à stabiliser le climat et à ouvrir une ère favorable à l'établissement des civilisations.
« Ce type d'étude est critique pour révéler les nuances de notre système climatique. Si nous pouvons améliorer notre compréhension des forces qui ont affecté le climat dans le passé, nous pourrons mieux anticiper comment notre climat pourrait changer dans le futur » conclut Gerald Meehl, co-auteur de l'étude.
*Le détroit de Béring, séparation ou pont entre l'Amérique du Nord et la Sibérie au cours des ères géologiques.
http://m.futura-sciences.com/2071/show/0b987ad0628a5556a46250cb5c2efd77&t=07a7a309ba736b35bf6cb4441dc5d16f
Aixue Hu
Chercheur
Jan 12th
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