@ECOLOGIEI

@ECOLOGIEI
2006 création du HUB (VIADEO) *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!2.0* Think Tank International : + de 3000 membres. *Morgane BRAVO Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... « Euroblogeur »...2002 en France : Candidate (titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16e arrondissement (Sud). Fondatrice *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

samedi 21 mars 2009

***L'eau et l'OCDE : Vers une relation symbiotique***

***L’eau représente un enjeu de plus en plus important dans tous les pays. Une approche originale et cohérente est aujourd’hui nécessaire.

Selon le président John F. Kennedy, celui qui saurait résoudre le problème de l’eau mériterait deux prix Nobel : un pour la paix et l’autre pour la science. Plus de quarante ans après sa mort, le monde prend la mesure de la complexité et de l’urgence des problèmes liés à l’eau auxquels l’humanité est confrontée, et de la pertinence de sa remarque.

On a parfois l’impression que les problèmes d’eau concernent surtout le monde en développement et qu’ils ont été résolus depuis longtemps dans les pays de l’OCDE. C’est totalement faux, et ce pour plusieurs raisons, dont nous allons étudier certaines.

Premièrement, même si la contamination de l’eau due à des sources ponctuelles, comme les tuyaux d’égout, n’existe plus dans la plupart des pays de l’OCDE, la pollution diffuse continue de représenter un problème majeur. Par exemple, le golfe du Mexique comporte désormais une zone morte qui pourrait par moments atteindre 22 000 km2. L’infiltration d’engrais agricoles, ensuite transportés jusque dans le golfe par des cours d’eau comme le Mississippi, est à l’origine de cette zone hypoxique (déficitaire en oxygène).

Les sources ponctuelles de pollution de l’eau restent un problème important dans quelques pays de l’OCDE, notamment en milieu rural et dans les petites zones urbaines. À mesure que de nouveaux membres rejoignent l’OCDE, celle-ci doit dans son ensemble s’interroger sur les aspects sanitaires et environnementaux de la gestion de la qualité de l’eau.

Deuxièmement, les infrastructures hydrauliques de tous les pays de l’OCDE vieillissent rapidement et leur remise en état est lourde et coûteuse. Par exemple, l’Agence de protection de l’environnement aux États-Unis estime que le pays devra dépenser 23 milliards USD de plus par an pendant les vingt prochaines années pour avoir des infrastructures d’alimentation en eau et d’assainissement qui fonctionnent et sont conformes aux réglementations nécessaires. La situation est comparable dans tous les pays de l’OCDE. Compte tenu de l’ampleur des financements à trouver, il faut non seulement renforcer le débat public, mais aussi développer la recherche pour trouver de meilleures solutions économiques, techniques et de gestion.

Troisièmement, les réflexions sur les problèmes liés à l’eau dans les instances internationales s’intéressent principalement à l’alimentation en eau potable dans le monde en développement. Considérée sous cet angle très étroit, quoiqu’essentiel, l’eau ne pose pas un problème grave pour les pays de l’OCDE. Cependant, l’eau potable représente moins de 10 % de la consommation mondiale. Le reste est utilisé à des fins alimentaires, énergétiques et environnementales, ainsi que dans le cadre du développement régional. Tous ces secteurs sont importants dans les pays de l’OCDE.

L’eau concerne plusieurs secteurs, et l’efficacité de son utilisation et de sa gestion dépendra de plus en plus des actions menées dans d’autres domaines. Par exemple, l’eau et l’électricité sont étroitement liées. L’eau est indispensable pour produire de l’électricité en grande quantité, qu’il s’agisse de faire tourner les turbines de centrales hydroélectriques ou de refroidir les installations de centrales thermiques ou nucléaires. Dans un pays membre comme la France, le secteur de l’énergie utilise beaucoup d’eau. Inversement, le secteur de l’eau consomme énormément d’électricité. Au Mexique, par exemple, il absorbe près du quart de la production. Pourtant, presque aucun pays, y compris dans l’OCDE, n’applique de politique énergétique prenant explicitement l’eau en considération, et inversement.

De même, la production de biocarburants a des incidences notables sur la qualité et la quantité d’eau. Il est communément admis que son accroissement, aux États-Unis, augmentera la superficie de la zone morte du golfe du Mexique, sous l’effet de l’intensification du ruissellement de produits agrochimiques imputable à cette production. Dans un monde en évolution rapide, les dimensions et la portée des problèmes liés à l’eau changent elles aussi. Les pays de l’OCDE devront redoubler d’attention pour faire face à ces nouveaux problèmes.

Quatrièmement, une gestion de l’eau efficace pour le futur doit pendre en compte le changement climatique. Le climat a toujours connu des fluctuations, mais dès lors que le changement climatique vient s’ajouter aux variations habituelles, les problèmes deviennent plus complexes.

Il n’est pas très utile, pour la gestion de l’eau, de dire que les températures mondiales augmenteront de quelques degrés ou qu’il y aura davantage d’événements climatiques extrêmes. En l’état actuel de nos connaissances, il est impossible de prédire avec fiabilité l’évolution annuelle moyenne prévue des précipitations et des températures dans un pays donné, et encore moins dans un bassin hydrographique. De plus, des informations supplémentaires sur les variations probables des précipitations seront essentielles pour la gestion future de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et de l’environnement.

L’OCDE doit jouer un rôle actif pour porter ces questions essentielles à l’attention des dirigeants nationaux et internationaux et des scientifiques, afin d’élargir nos connaissances et de trouver des solutions adaptées et efficaces par rapport à leur coût.

L’OCDE devrait se positionner aux avant-postes et militer en faveur d’actions spécifiques et tournées vers l’avenir, notamment dans les domaines importants où d’autres institutions internationales ne parviennent pas à montrer la voie et n’y parviendront probablement pas dans le futur. Certes, l’OCDE jouit déjà d’une bonne réputation pour ses travaux sur les politiques de l’eau. Il est cependant très encourageant de constater que le Secrétaire général Angel Gurría considère précisément l’eau, la santé et les migrations comme des domaines d’activité prioritaires. Remarquons au passage que ces trois thématiques sont interconnectées.

Les responsables de l’action publique doivent faire davantage pour coordonner les politiques de l’eau, de l’énergie, de l’alimentation et de l’environnement, notamment du point de vue de leurs relations symbiotiques (comment ces différentes ressources interagissent et influent les unes sur les autres). Ces interactions ne sont pas encore prises en compte dans les politiques de manière globale. Cette absence de remise en question des approches actuelles risque de se traduire par une action de plus en plus inefficiente et inefficace, notamment en termes sociaux, économiques et environnementaux.

L’évolution rapide du paysage mondial implique que les processus et pratiques de gestion de l’eau seront confrontées à des difficultés intersectorielles et de plus en plus complexes, quasiment inédites, imputables à l’exploitation d’autres ressources et à d’autres domaines d’activité. Y faire face avec succès et à temps exige un changement d’état d’esprit, des approches innovantes et des solutions nouvelles.

Nous sommes convaincus que l’OCDE est l’une des très rares institutions, voire la seule, qui dispose des connaissances, de l’expertise et du savoir-faire scientifique et technologique nécessaires pour cerner de manière fiable les futurs problèmes liés à l’eau, et proposer des solutions applicables.

Il incombe à l’OCDE de s’attaquer aux problèmes complexes liés à l’eau auxquels le monde sera confronté dans les années à venir. Elle n’a tout simplement pas le choix si elle veut remplir sa mission et répondre aux attentes mondiales.

*Asit K. Biswas est aussi lauréat du Prix de l’eau de Stockholm pour 2006. Conseiller de 18 gouvernements, son travail a été traduit dans 32 langues.
Cecilia Tortajada est également Présidente de l’International Water Resources Association.

*Que manque-t-il à certains projets pour mériter le titre d'éco-quartiers ?...*

***Une bonne partie des prétendus "éco-quartiers", qui se veulent respectueux de l'environnement, ne suit pas une véritable démarche de développement durable. C'est la conviction de Catherine Charlot-Valdieu, présidente du Réseau européen pour un développement urbain durable (Suden), qui vient de publier, avec Philippe Outrequin, L'Urbanisme durable (éd. Le Moniteur, 295 pages, 59 euros). A l'heure où les projets se multiplient dans l'Hexagone pour combler le retard français, ce guide méthodologique et critique se nourrit de nombreux exemples étrangers, de Vancouver à Malmö, de Barcelone à Stockholm et de Bristol à Fribourg.

En France, plus de cent vingt projets en cours d'étude ou de réalisation se proclament éco-quartiers. Il manque une enquête pour distinguer le vrai du faux. Les maires abusent de cette appellation : il y a des subventions à la clé, c'est politiquement payant et ça attire l'attention des médias. Mais il ne suffit pas de faire un lotissement de maisons zéro énergie pour créer un éco-quartier.

Quand ils veulent aménager "vert", les élus acceptent des surcoûts allant jusqu'à 20 % pour obtenir des labels type "bâtiment basse consommation", qui les exonèrent de réfléchir à la démarche de conception urbaine, pourtant plus stratégique que la performance énergétique des édifices. Les bâtiments expérimentaux sont des vitrines, qui peuvent servir à tester des techniques, mais qui ne règlent pas la question de la ville durable. Un quartier, ça a une certaine taille, ça doit s'intégrer dans le tissu de la ville et, en plus d'y habiter, on y travaille, on y fait ses courses, on y a des loisirs...

Au-delà des économies d'énergie, les éco-quartiers mettent en avant les espaces verts, le recyclage des déchets, les transports en commun... Ça ne suffit pas ?

Il y a une ambiguïté dans le terme même d'éco-quartier par rapport à celui de quartier durable. Cela conduit, en France, et dans d'autres pays comme la Chine, à afficher des ambitions avant tout liées à l'environnement, alors que le développement durable doit s'appuyer sur deux autres piliers tout aussi importants : l'économie et le social. Pour créer un véritable éco-quartier, il faut une démarche de projet reposant sur un diagnostic et des objectifs portant sur les trois piliers. Mais l'économie et le social ne se règlent pas à l'échelle du quartier. C'est pourquoi un éco-quartier ne peut marcher que dans une stratégie à l'échelle de la ville.

Vous défendez le principe de la concertation dans l'élaboration des éco-quartiers. Pourquoi est-ce important ?

La concertation est nécessaire, mais pas telle qu'elle est menée le plus souvent, c'est-à-dire sous forme d'information ou de consultation des habitants. La démarche de projet implique un processus d'amélioration continue, en partenariat avec tous les acteurs locaux : commerçants, riverains, entreprises... C'est par la concertation que le projet d'éco-quartier, avec ses innovations techniques, peut servir à améliorer les compétences et la compétitivité des entreprises locales. Si on utilise des panneaux solaires allemands, des éoliennes danoises et des isolants chinois, où est l'intérêt pour l'économie de la région ? C'est aussi comme cela qu'on peut éviter que les éco-quartiers deviennent des ghettos de riches bâtis à côté de zones d'habitat populaire dégradé. L'éco-quartier doit prendre en compte ce qui se passe alentour.

Les éco-quartiers sont toujours des constructions neuves. Est-ce inévitable ?

Les élus aiment inaugurer de belles vitrines, c'est pourquoi ils privilégient le neuf. Or l'enjeu majeur, c'est la réhabilitation de la ville existante. De ce point de vue, l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) a été un ratage complet, alors qu'elle a été mise en place par le même Jean-Louis Borloo qui allait ensuite animer le Grenelle de l'environnement ! On aurait pu décider que tous les projets ANRU devaient devenir des éco-quartiers. C'est ce qu'a réussi l'équivalent italien de l'ANRU à Turin et à Milan.

Le ministère de l'écologie a lancé un concours pour distinguer les meilleurs projets d'éco-quartiers et la présidence française de l'Union européenne a relancé, en novembre 2008, l'idée d'un cadre de référence sur la ville durable. La France rattrape-t-elle son retard en la matière ?

Cela fait des années que l'Europe parle de ce cadre de référence. Quand ça arrange un gouvernement, on relance la machine : c'est ce qu'a fait Nicolas Sarkozy. Mais quand Paris dit à l'Europe qu'il faut créer et encadrer les villes durables, ça fait bien rire des pays comme les Pays-Bas, qui ont intégré ces problématiques depuis longtemps, on le voit de manière exemplaire à Utrecht ou à Breda. En matière d'éco-quartiers, la France est la dernière de la classe.

Propos recueillis par Grégoire Allix
Le Monde
21.03.09.

vendredi 20 mars 2009

***Réchauffement climatique : Que faire ?***

***La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Poznan, en Pologne, s’est soldée par un bilan mitigé. Les participants ont reconnu qu’il était temps de passer à l’étape suivante des négociations, et des éclaircissements ont été apportés sur certaines questions, mais sur le fond, les choses n’ont guère avancé.

Certains peuvent douter que les États prennent suffisamment au sérieux l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique. Cependant, un certain nombre de pays et de régions ont mis sur la table leurs plans de réduction des émissions et, malgré la lenteur des discussions internationales, un consensus émerge bel et bien, au moins sur le cadre d’un nouvel accord mondial au prochain sommet de l’ONU sur le climat, à Copenhague en décembre 2009.

Nul ne peut prédire ce qui se passera alors. Mais l’on sait que les instruments qui permettent de lutter contre le changement climatique sont déjà disponibles ou accessibles. Reste à trouver l’engagement et la détermination nécessaires, à l’échelle internationale, pour les mettre en place.

Certains de ces instruments sont présentés dans une brochure publiée par l’OCDE pour la conférence de Poznan et disponible en ligne.

Les perturbations économiques actuelles complexifient la donne. Alors que nous mobilisons tous nos moyens pour endiguer la crise financière et restaurer la croissance, l’inaction contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) conduit progressivement la planète vers une catastrophe infiniment pire.

La bonne nouvelle est qu’il est encore temps. Comme l’indique L’atténuation du changement climatique : que faire ?, même si certains effets du changement climatique sont irrémédiables, des mesures prises aujourd’hui contribueraient à atténuer les dangers les plus graves et à éviter une accumulation irréversible des GES.

Si les mesures identifiées par l’OCDE sont intégrées dès maintenant aux panoplies de mesures, elles peuvent être rentables et relativement indolores dans la première phase de leur application. Cela nécessite un signal politique clair pour le long terme. Comme il a été dit à Poznan, à d’autres conférences ou par de nombreux experts ces dernières années, différer l’action signifie courir au désastre, avec des coûts bien supérieurs à supporter.

Par exemple, miser sur une hausse durable des prix de l’énergie pour faire évoluer les comportements en faveur d’une baisse des émissions est irréaliste, comme le montrent les récents reculs du prix du pétrole. En outre, le charbon demeure une source d’énergie très importante, notamment aux États-Unis, en Allemagne ou en Chine, et l’exploitation de pétroles non conventionnels comme les sables asphaltiques du Canada se développe. Toute réduction d’émissions dans d’autres domaines, comme le transport routier, risque d’être annulée par l’augmentation de la production d’énergie à partir de combustibles fossiles de ce type.

Seule une approche internationale ambitieuse, globale et radicale de la réduction des émissions est à la hauteur de l’enjeu. Avec l’élargissement du consensus mondial sur la nécessité de limiter les émissions de GES, on peut espérer qu’un cadre international d’action sera adopté à Copenhague. Mais décider de mesures radicales nécessite vision et courage politiques : en effet, d’après la plupart des modèles prévisionnels, la stabilisation des concentrations de GES à un niveau d’impact climatique modéré – au lieu de grave – exige des émissions mondiales au tiers ou au quart de leur niveau de 2005. Ce qui signifie des efforts considérables pour transformer nos modes de production et de consommation d’énergie.

Cette transformation est économiquement rationnelle et le ralentissement économique actuel ne peut servir de prétexte pour temporiser, selon le rapport. Au contraire, réduire significativement les émissions peut contribuer à assurer aux pays une croissance plus durable à long terme, notamment en réduisant les risques économiques et sociaux liés au changement climatique.

Une stratégie économiquement rationnelle consiste à réduire les émissions en commençant par les nombreuses méthodes peu coûteuses disponibles, puis à introduire graduellement des modifications plus radicales et coûteuses. Par exemple, les techniques permettant de réduire fortement les rejets de méthane des décharges sont insuffisamment utilisées. Il existe aussi de nombreuses possibilités d’augmenter l’efficacité énergétique à peu de frais, voire sans frais du tout, mais le manque d’information et certains obstacles liés au marché freinent leur adoption. Soulignons que, du point de vue économique, cette approche progressive offrirait un certain répit sur les 10 à 15 prochaines années. Mais une stratégie de long terme, permettant d’atteindre les objectifs initiaux par ces moyens peu contraignants, ne peut fonctionner que si elle est mise en place dès maintenant.

Si l’on appliquait dans un premier temps des solutions peu coûteuses et facilement accessibles, on n’aurait pas à déclasser, au prix fort, des équipements fortement émetteurs tels que les usines de production électrique, bien avant leur fin de vie. En différant leur remplacement, on se donne le temps de planifier les investissements et de développer de nouvelles technologies plus respectueuses du climat.

Pour être efficace, un programme doit être complet quant au nombre de sources de GES visées et quant à sa couverture géographique en termes de pays participants. Selon le rapport, si cette couverture était incomplète, les coûts seraient très élevés, en particulier parce que deux tiers des émissions de GES proviennent de pays en développement non membres de l’OCDE, et que leurs émissions augmentent. Il est donc indispensable que les principaux pays en développement émetteurs de carbone contribuent eux aussi à atteindre les objectifs climatiques d’après 2012. Certaines méthodes de réduction d’émissions à peu de frais concernent aussi les pays en développement et, pour que le coût global de l’action reste faible, il faut les utiliser. Cela ne signifie pas forcément que ces pays devraient financer la réduction des émissions : dans bien des cas, un « découplage » pourra être nécessaire entre les acteurs des réductions de carbone et ceux qui en supportent les coûts.

En l’état actuel, les émissions de GES, qui ont doublé depuis le début des années 1970, devraient augmenter de plus de 70 % entre 2008 et 2050. L’OCDE a représenté par des chronogrammes l’évolution des émissions selon des scénarios avec ou sans stratégie de réduction des émissions de GES, et a établi des projections jusqu’à la fin du siècle.

D’après les estimations intermédiaires, à défaut de politique obligeant à de nouvelles réductions, le climat se réchauffera d’environ 4 °C à l’horizon 2100 comparé aux niveaux préindustriels. Cette hausse provoquera vraisemblablement des phénomènes climatiques destructeurs, et même si les concentrations de GES se stabilisent par la suite, le réchauffement climatique se poursuivra au siècle prochain.

Dans l’un des scénarios d’atténuation des émissions examinés par l’OCDE, les concentrations de GES dans l’atmosphère finissent par se stabiliser au niveau de 550 parties par million (ppm) environ. Cela correspond à une stratégie de réduction relativement ambitieuse, moins cependant que certains des objectifs actuellement examinés ou proposés. Le modèle utilisé calcule le coût probable de la réduction de ces émissions.

Selon ce scénario, la croissance mondiale annuelle ralentirait de 0,13 points en moyenne entre 2008 et 2050, du fait de la réorientation des ressources affectées à la production de biens et services vers les efforts d’atténuation des émissions. Les premières années, l’impact sur la croissance du PIB serait faible mais il augmenterait de manière significative à partir de 2025. Ainsi, alors que dans un scénario de base excluant toute nouvelle politique on pourrait s’attendre à une croissance du PIB de 300 % entre 2005 et 2050, cette croissance serait de l’ordre de 295 % dans le scénario comportant une réduction des émissions. Toutefois, et l’OCDE insiste sur ce point, même si une stratégie ambitieuse de réduction des émissions est coûteuse, elle est économiquement rationnelle et garantira une croissance plus sûre à plus long terme.

Cette stratégie de réduction des émissions se fonde sur un prix implicite des émissions de GES, qui égalise les coûts d’atténuation entre toutes les sources d’émissions tout au long de la période considérée. Les options d’atténuation seraient de plus en plus coûteuses au fil du temps. Pour fixer un prix aux émissions, les solutions les plus évidentes sont les taxes sur les émissions, ou un système de plafonnement et d’échange. Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Il est vrai que les taxes renseignent clairement les pollueurs sur le prix, mais les gouvernements ne peuvent pas prendre d’engagements concernant le montant futur des taxes. Les systèmes de plafonnement et d’échange offrent plus de certitudes quant aux émissions qui en résulteront, mais le prix des permis est soumis à la loi de l’offre et de la demande.

Les stratégies gagnantes sont celles qui répartiront les coûts en tenant compte du fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres, qui souffriront inégalement du changement climatique. Le rapport de l’OCDE définit des solutions possibles à ces inégalités, mais les obstacles sont nombreux et les choix délicats.

D’autres éléments du rapport donnent matière à réflexion. Par exemple, sur les « fuites de carbone », c’est-à-dire l’annulation potentielle des efforts de réduction d’émissions d’un pays causée par l’absence de mesures dans un autre pays. L’atténuation du changement climatique : que faire ? prévoit toutefois que l’accroissement du nombre de pays agissant contre les émissions réduira le taux de fuites. Selon le rapport, si un très petit groupe de pays s’unissaient pour agir, ceux de l’UE par exemple, les quelque 20 % de baisse des émissions ainsi obtenus seraient neutralisés par une augmentation des émissions dans d’autres pays (dans l’hypothèse d’une baisse de 50 % des émissions d’ici 2050). Toutefois, si on élargit le groupe de pays participants en y incluant ceux qu’il est convenu d’appeler les pays de l’Annexe 1 à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (grosso modo les autres pays de l’OCDE, la Russie et les économies en transition), ce taux de fuite ne représente plus que 9 % des émissions.

Le rapport tempère également l’optimisme quant aux solutions fondées sur la R-D, par le biais des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Elles contribuent à résoudre le problème, mais la R-D ne suffit pas. En l’absence de tarification des émissions de carbone, les politiques de R-D ne permettraient pas de stabiliser durablement les concentrations de GES, même si les dépenses augmentaient considérablement et même en cas d’avancées technologiques majeures. Car on passerait alors à côté des possibilités de réduction peu coûteuses qui existent déjà, comme l’amélioration de l’efficacité énergétique. À long terme, les émissions continueraient de dépasser la capacité d’absorption de la planète. Il est par ailleurs peu probable que les nouvelles technologies comme la rétention et le stockage du carbone, soient mises en oeuvre de manière suffisamment volontariste en l’absence de tarification des émissions.

Existe-t-il une stratégie mondiale viable de réduction des émissions ? Pour l’OCDE, c’est possible mais à plusieurs conditions. Premièrement, la stratégie doit être suffisamment crédible pour convaincre et changer les comportements, et suffisamment souple pour permettre des ajustements aux facteurs économiques et/ou environnementaux imprévus. Deuxièmement, un certain découplage s’impose entre les acteurs de l’atténuation et ceux qui en supportent le coût, afin que les réductions d’émissions aient lieu là où elles sont les moins coûteuses. Pour autant, la stratégie doit rester globale, autrement dit couvrir tous les gaz à effet de serre, dans tous les secteurs et dans la majorité des pays. Surtout, elle doit être mise en oeuvre dès maintenant, sans quoi nos leviers d’action à des coûts encore abordables finiront par être définitivement hors de portée.

OCDE

******Une alerte-enlèvement a été déclenchée!!!******



***Aujourd'hui vers midi Elise âgée de trois ans et demi a été enlevée à Arles (13) par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait.

Les ravisseurs ont pris la fuite à bord d'un véhicule Renauld Modus immatriculée 399 ABD 76 (couleur beige ou marron).

Elise mesure 97 cm, de corpulence normale, cheveux mi-longs, châtain clair, a des yeux marrons.

Elle porte un pantalon de toile noire, des chaussures montantes, un gilet de laine gris et noir et une parka à capuche .

SI VOUS LOCALISEZ L'ENFANT OU LES SUSPECTS, N'INTERVENEZ PAS VOUS-MEME MAIS APPELEZ LA POLICE : 0805 200 200

***La Journée mondiale de l'eau : se déroulera ce dimanche 22 mars***


***Message de Nicolas Hulot :

Je m'adresse à vous aujourd'hui à l'occasion de la journée mondiale de l'eau qui se déroulera ce dimanche 22 mars.

Parce qu'elles vivent au fond de nos océans, mers, lacs ou rivières, on ne se rend pas toujours compte du nombre et de la vitesse à laquelle certaines espèces animales ou végétales disparaissent.

La biodiversité sous-marine, à l'équilibre fragile, est de plus en plus gravement menacée par les activités humaines : changement climatique, surpêche de certaines espèces, érosion du littoral, pollutions, surexploitation des ressources du sous-sol, destruction des habitats, etc.

Découvrez les gestes en faveur de l'eau
L'Homme est lui aussi lourdement impacté : la pollution, drainée par les cours d'eau jusque dans les océans, contamine les espèces marines , jusqu'à entraîner leur disparition, dramatique pour l'industrie de la pêche qui fait vivre des milliers de personnes dans le monde. Dramatique aussi lorsque ces espèces sont contaminées et se retrouve dans nos assiettes !

Pourtant des solutions existent. Nous pouvons agir par nos gestes quotidiens, nous pouvons choisir de changer le cours des choses.

Depuis 12 ans, la sauvegarde des milieux aquatiques est l'une des grandes priorités de la Fondation Nicolas Hulot, la qualité et le nombre de nos programmes le démontre.

En 2009, nous allons développer nos actions autour de 3 grands projets. Pour vous les présenter directement, j'ai demandé à Antoine Cadi, responsable Programmes Eau à la Fondation, d'enregistrer pour vous cette vidéo. Regardez-la, et vous verrez que chacun de ces programmes vise à préserver la principale ressource de notre planète.

En vous informant sur les enjeux de cette journée mondiale, en sensibilisant vos proches, mais aussi en nous soutenant aujourd'hui, vous participez à mes côtés aux actions de préservation de cette ressource vitale pour l'humanité et la planète.

Comme chaque goutte d'eau forme les océans, chaque don compte.

D'avance, je vous remercie de votre soutien.

Ecologiquement vôtre,

Nicolas Hulot, Président de la Fondation Nicolas Hulot

***https://secure.fondation-nicolas-hulot.org/JMEau/?email=morganebravo@hotmail.com&prenom=Morgane

***La presse sensible au développement durable...***

***Les éditeurs de presse ont planché jeudi matin au siège des NMPP sur le thème du développement durable. Selon eux, cette préoccupation ne doit pas se limiter aux seuls processus industriels mais être présente dans les contenus éditoriaux.

Une fois lus, les magazines ne doivent pas être jetés n'importe où. Le Syndicat de la presse magazine d'information (SPMI) va lancer au cours du mois de juin une campagne de sensibilisation (réalisée par les étudiants de l'école Estienne) auprès des lecteurs en faveur du tri sélectif. C'est ce qu'a déclaré ce matin Anne-Marie Couderc, présidente du SPMI et par ailleurs secrétaire générale de Lagardère Active (Elle, Paris Match...), lors du «Premier forum développement durable » organisé par les NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne).

Elle démontrait ainsi, qu'en matière de presse, le développement durable recouvrait un grand nombre de sujets jusqu'au tri des journaux par les lecteurs. Auparavant, les éditeurs de presse avaient rejeté l'idée que les journaux tuaient les forêts. Si l'achat de papier recyclé représente 4 % des achats de papiers réalisés par les magazines, «il compte pour l'essentiel dans les achats de papier des quotidiens aux côtés des bois d'éclaircies qui permettent à la forêt de se développer», a souligné Francis Morel, président de Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) et, par ailleurs, directeur général du groupe Figaro.

«75 % des transports de presse en métropole sont assurés par la route. Le recours au train ou aux réseaux fluviaux va être accru», a assuré, pour sa part, Sophie Duhamel, directrice de la communication des NMPP. Chez Prisma Presse (Gala, Femme actuelle, Prima, Voici…), un bilan carbone a été réalisé pour le titre VSD tandis qu'un autre a été lancé chez Geo. «Cette démarche touche à la fois l'imprimerie, l'encre, le transport que les contenus rédactionnels. C'est, en outre, un formidable sujet de motivation pour les salariés qui permet de dépasser le simple discours économique», a reconnu Sylvaine Cortada, directrice de fabrication en charge de projets développement durable au sein du groupe de presse.

Pascal Ruffenach, directeur de Bayard Presse (J'aime lire, Okapi, Phosphore…), très en pointe sur le développement durable, a insisté sur la nécessité de la cohérence écologique, avec l'arrêt de «plus produits» (jeux, personnages…) en plastique «made in China». «Attention à l'exploitation de l'effet de mode du développement durable. Le concept ne doit pas devenir une sainteté laïque qui empêche de consommer», a-t-il par ailleurs averti.

M.-L.B.
Le Figaro
19/03/2009

***En effet : "L'un de ses proches, qui dément la rumeur selon laquelle Nicolas Sarkozy se serait énervé en apprenant que le secrétaire d'Etat s'était prévalu à tort du soutien de son fils Jean"!

jeudi 19 mars 2009

*Le tourisme durable : un moteur de développement économique pour le Québec!*

***Après une première journée de Symposium bien remplie, la deuxième journée de conférences et d'ateliers a permis à quelque 500 participants, réunis pour discuter de développement durable du tourisme, de s'intéresser aujourd'hui aux politiques et stratégies d'implantation propres aux différents secteurs d'activités de l'industrie
touristique.

La journée a débuté par une allocution prononcée par le sous-ministre
associé, Affaires régionales et municipales, du Ministère des Affaires
municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Robert
Sauvé. Il a ciblé le tourisme comme levier de diversification de l'économie
locale et catalyseur d'intégration avec d'autres secteurs d'activités
économiques. Il a abordé le sujet sur le plan de l'économie, de l'emploi, de
la fierté locale et régionale, du développement durable, de la culture et a
donné des exemples de cas vécus au Québec. Il a terminé sa présentation en
démontrant l'importance du développement du tourisme dans les territoires en
situation économique difficile.

Par la suite, six ateliers ont eu lieu en matinée. Il a surtout été
question de gestion durable adaptée aux secteurs touristiques que sont les
festivals et événements, les lieux d'hébergement, les attraits touristiques et
les organisateurs de voyages. On a aussi présenté quelques cas concrets, tels
que le Paléo Festival en Suisse et le Roskilde Festival au Danemark. Les deux
événements, créés dans les années 70, attirent des centaines de milliers de
spectateurs chaque année. Leurs politiques de développement durable basées sur
la diminution de production de déchets, sur le renforcement du tri et la
réduction de la consommation d'énergie sont maintenant des modèles reconnus
partout sur la planète.

Au Québec, l'entreprise Le Baluchon a fait connaître sa philosophie de
développement durable et l'adoption au quotidien de cette démarche. Le
Baluchon a opté pour des produits locaux, coopère avec les organismes et
mouvement liés à la protection de l'environnement et s'efforce d'influencer
les autres entreprises touristiques vers des choix verts.

L'artiste-architecte suisse Heinz Julen a pour sa part insisté sur la
nécessité d'apprendre à gérer la culture locale et l'héritage culturel dans
tous les projets de construction. Il préconise les bâtiments et les structures
d'architecture fonctionnelle, adaptés au mode de vie, qui font des vagues et
font rêver. Ses créations en montagne sont une inspiration pour le Québec.

Dans l'après-midi, on a parlé dans un premier temps de technologie et
d'enjeux liés au e-commerce susceptibles de faciliter le développement durable
du tourisme. Dans un deuxième temps, on s'est intéressé à la gestion des
ressources naturelles et à la conservation des aires protégées. On a aussi
abordé le thème des changements climatiques et des énergies renouvelables, M.
Jean-Paul Ceron est venu présenté les initiatives visant à réduire les gaz à
effet de serres pour assurer la pérennité des ressources.

En fin de journée, M, Jonathan Tourtellot, rédacteur en chef principal de
la Société National Geographic depuis 1980, a lancé en 2001 ce qui allait
devenir le Center for Sustainable Destination de la Société. Il a crée le
concept de géotourisme en 1998. Il est l'auteur de la première étude majeure
s'intéressant au comportement et aux attitudes du voyageur américain en ce qui
concerne le développement durable et l'intendance des destinations. Sa
conférence a fait état de nombreuses destinations, dont le Honduras, la
Norvège et la Roumanie, qui ont adopté un ensemble de principes de
géotourisme. Il a abordé le sujet de l'engagement du voyageur et de la
consommation responsable dans le secteur du tourisme.

Le Symposium international du développement durable du tourisme est
organisé par le ministère du Tourisme, avec la collaboration de la Chaire de
tourisme Transat et offre aux participants plus d'une vingtaine d'ateliers et
8 conférences jusqu'à demain.

QUÉBEC, QC,
CNW Telbec
18 mars 2009

Toute la programmation est disponible en ligne à :
http://www.bonjourquebec.com/mto/activites/symposium-developpement-durable/index.html